Franck Seguret et Dimitri Berthe

Retranscription de l'interview

On a dégusté ces chocolats que vous nous avez amenés, puis avec Dimitri, on a trouvé quelque chose. Mais pas qu’avec Dimitri. Au Clos des Lys, on a une équipe tellement complète que tout le monde a participé.

C’est un travail de plein de personnes, d’une entreprise avec une cohésion exceptionnelle. Puis pour nous, c’est facile parce que le produit, à la base, il est très bien fait.

Et puis petit à petit, on se dit que le chocolat est la pièce maîtresse, comme une pierre angulaire.

Et puis, en dégustant, on se dit que le chocolat noir peut se marier avec de la vanille. Le chocolat au lait, on l’a marié avec de la passion et de l’abricot. Et puis le chocolat blanc, on l’a fait avec de la pistache et de la framboise.

À consommer avec modération ? Je ne crois pas, c’est plutôt sans modération. On peut y aller, il faut y aller, faut pas hésiter. Puis sous toutes ses formes, on peut très bien le consommer en salé, en sucré.

Bien sûr que le chocolat a une place prépondérante, mais pas que dans ma cuisine. Je pense dans la cuisine mondiale depuis toujours, depuis des décennies, le chocolat est une pièce maîtresse.

En fait, on est parti d’une page blanche. Et le fait de partir d’une page blanche avec trois produits de base — noir, lait et blanc — après échanges, il en est ressorti que dans tous les terroirs, il y a tout ce qui peut se marier avec, qu’on soit au bout du monde ou qu’on soit ici. Ben, le chocolat, il arrive.

C’est au mois de juin. Au mois de juin, on a l’abricot. Ben voilà, l’abricot, on est tombé dessus. La framboise, on a des producteurs à Elne qui nous font de la framboise, et puis allez, on a travaillé la framboise.

Enfin, c’était génial. Il faut que quand on mette la cuillère dans le bordel, en fait, il faut y aller quoi. Faut que ça éclabousse, faut qu’on se régale.

Et comme je dis toujours : ça va éclater. Mais avant que ça éclate dans l’assiette, faut que ça éclate dans la bouche. Et ça, c’est la vérité. Il faut que ça éclate en bouche quoi. C’est le top. C’est de la bombe atomique.

Enfin, vous l’avez vu quoi ? Vous l’avez goûté ? C’est explosif !

J’ai aussi envie de mettre en exergue les producteurs, cette filière intégrée que vous avez mise en œuvre.

Il y a sûrement un cahier des charges très important pour que les producteurs, les gens qui nous fabriquent, qui nous cultivent cette terre qui nous donne ce produit, originaire donc de la Côte d’Ivoire, d’Afrique… Et je pense que Cémoi ne fait que de la Côte d’Ivoire depuis toujours.

En fait, nous, professionnels, on est enchantés.